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LES HOMMES QUI DANSENT au 28 juin 2011.j
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Cela fait 20 ans que Samir El Yamni met son art de la danse et de la création chorégraphique au service de son engagement humaniste. Avec la compagnie Babel, il a écumé les plus grandes salles et s’est confronté aux publics aguerris sur ses thématiques de prédilection que sont les réalités sociales.

L'artiste a depuis suivi la route que traçait ses mouvements, celle de l’ouverture. Il en est lui même intimement convaincu : "L’élévation à la culture ouvre le champ des possibles. La culture est une des clés de la liberté, alors j’ai à cœur de l’offrir au plus grand nombre. Je veux créer de la porosité entre les arts et les publics". Pour cela il va se confronter à ceux qui, spontanément, ne viennent pas forcément remplir les salles, ceux dont les préoccupations sont autres, ceux qui n’ont pas accès à cette éducation du spectateur qui crée parfois un fossé entre élitisme et précarité culturelle.

"Amener l’art où on ne l’attend pas"

C’est ainsi que Samir El Yamni a créé Le Zeste fondateur. Depuis 10 ans maintenant, il est passé maître dans l’art du grand écart. "Sur Avignon, j’ai pu jouer du spectaculaire dans des salles comme le CDC les Hivernales, Golovine ou le théâtre Benoît XII, mais j’interviens aussi auprès des enfants de l’IME l’alizarine ou bien en partenariat avec la Cité éducative qui travaille dans les quartiers prioritaires de la Ville. J’aime emmener l’art là où on ne l’attend pas. Provoquer la rencontre entre l’humain et la création. Le spectacle PoPcorn est d’ailleurs issu de ma participation au projet "Un artiste à l’école" où l’on avait investi l’école Saint-Jean (Avignon) en 2023 pour la création. Les enfants nous observaient et ont commencé à danser avec nous, derrière les vitres. Un dialogue s’est installé, le spectacle est né. Amener l’art auprès de ceux qui ne viennent pas forcément voir du spectacle vivant c’est offrir de nouvelles histoires. Parce que, quelle que soit l’éducation du public, les grilles de lectures n’empêchent pas la circulation de l’émotion. Je ne fais pas de hiérarchisation, le PoPcorn présenté au château Saint-Chamand (Avignon) est le même que celui qui a été joué à la Manufacture d’Aix-en-Provence il y a quelques jours."

Ce spectacle, PoPcorn (en référence au morceau électro novateur de Hot Butter sorti en 1972), est un voyage à deux danseurs, des années 80 à nos jours, des pop stars à la K-pop, des premiers sons électro aux trends que l’on scrolle (et que l’on danse dans les cours d’école). De découvertes en souvenirs communs (on reconnaîtra dans la composition musicale originale de Jonathan Soucasse des airs fédérateurs de Madonna ou de Michael Jackson), là encore un trait d’union entre les générations. Une illustration parfaite de ces chemins qui rassemblent. A l’image donc de la philosophie de son chorégraphe qui "aime semer des graines d’utopie. Je sais que le chemin est long pour faire tomber les murs et amener partout l’art et la culture mais c’est là que se trouve l’ADN de mon travail. Dans l’ouverture. Dans le partage. Dans ce grand écart entre les hauts lieux culturels institutionnels et les territoires où la culture est peu présente".

Alors si certains publics n’ont pas les moyens, pas l’énergie ou même pas l’idée de venir jusqu’à eux, rien n’empêchera Samir El Yamni d’y aller lui. Et cette semaine c’est dans les locaux du château Saint-Chamand qu’il les attend avec joie et espoir. "Parfois ce n’est pas évident, mais il me suffit de sensibiliser une ou deux personnes dans le public et je suis heureux. Voir dans les yeux des étincelles, même éphémères, c’est suffisant."

Alice Courtieux La Provence

Babel présente PoPcorn au Chateau St Chamand

Depuis vingt ans La compagnie questionne les réalités sociétales par le prisme du corps.En Avignon afin de rendre la culture accessible à tous et toutes le chorégraphe Samir El yamni investira le château St Chamand Vendredi 20 février avec le spectacle PoPcorn en partenariat avec la cité éducative et à destination des enfants et famille éloignés de l'offre culturelle.le duo dansé par Manon Berthommier et Oscar Hermida sur le thème des danses d'hier et aujourd'hui, des années 80 aux danses que l'on scroll à longueur de journée, se clôturera par un PoPlife pour célébrer la solidarité et l'enthousiasme collectif à transformer le monde en claironnant sur tous les toits une vie symphonique et une porosité des territoires.

Vaucluse Matin

Dans le cadre de Terre de Culture 2025, Poplife sera l’un des temps forts de l’été : un événement festif, participatif et populaire prévu le lundi 25 août.

En amont de ce bal exceptionnel, deux ateliers de danse participatifs sont proposés les samedi 23 et dimanche 24 août, animés par Samir El Yamni, chorégraphe et fondateur de la compagnie Babel Danse, qui place la création chorégraphique au service du lien social. 

Elle croise danse contemporaine et danses populaires en impliquant activement les publics dans des projets sensibles et collectifs.

Une manière joyeuse et intergénérationnelle de faire corps, de danser ensemble, et de se célébrer.

Pop Corn se veut résolument festif et célèbre la recontre humaine dans un monde en proie aux mutations technologiques et au renfermement, et entend faire converser le monde vivant avec le metaverse 

Ouverts aux publics

Agnes olive « La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté », écrivait François Mauriac… Organisées pour la 3e année consécutive par le Centre National du Livre (CNL), les Nuits de la lecture reviennent du 18 au 21 et sont parrainées cette année par l’écrivaine et philosophe Claire Marin, ainsi que le chorégraphe Angelin Preljocaj. Cette nouvelle édition s’articulera autour du thème du corps, pour faire écho aux Jeux olympiques. Lors de l’édition précédente, près de 8 000 événements ont été organisés partout en France et ont rassemblé un public nombreux autour du plaisir de lire et du partage de la lecture : animations en bibliothèques, en librairies, mais aussi dans les musées, les écoles, les théâtres, les prisons. En région PACA, ce sont plus de 360 événements qui rythmeront ces quatre jours et quatre nuits exceptionnels dédiés à la lecture. Les participants pourront prendre part aux 10 ans du Mucem, qui mettra en place de nombreuses animations dont deux entretiens exceptionnels menés par Christophe Ono-dit-Biot avec Roberto Saviano puis Sorj Chalandon. Parmi les nombreuses programmations, la médiathèque Charles Nègre de Grasse organise une rencontre avec le célèbre auteur de thrillers Philippe le Roy ainsi qu’un ciné-concert. On pourra aussi s’initier au corps somatique à la libraire Zaï Zaï de Lambesc avec le danseur et chorégraphe Samir El Yamni, ancien collaborateur d’Angelin Preljocaj. De quoi à enchanter le monde !

*Marie Felicia Alibert le Dauphiné Libéré

Les deux cent quatre-vingts élèves de l'élémentaire Saint-Jean et leurs enseignants ont pu assister à une représentation de la toute nouvelle création chorégraphique de la compagnie aixoise Babel, vendredi 3 mars, à la salle Benoît XII. Mais grâce au nouveau dispositif Un artiste à l'école, "Pop Corn" était pour eux, bien plus qu'un simple spectacle. Depuis octobre, les écoliers ont pleinement été intégré au processus de création du danseur et chorégraphe Samir El Yamni, fondateur de la compagnie en 2005.

"Cette représentation est l'aboutissement de plusieurs mois d'échanges avec les enfants de Saint-Jean et plus particulièrement les classes de CE1 et CM1, au sein même de leur école. En plus de danser, ils ont pu voir suivre la genèse et la construction d'un projet artistique en partant de zéro jusqu'aux codes du théâtre. Ce sont même eux qui ont créé l'affiche de cette restitution ! C'est une vraie sensibilisation dans sa globalité", souligne Samir El Yamni. Avec ses deux danseurs, Andres Garcia Martinez et Manon Berthommier, ils ont bénéficié d'un mois de résidence à l'élémentaire et d'une semaine de résidence à Benoît XII, du lundi 27 février au vendredi 3 mars. "J'ai commencé à travailler à ce projet avant le Covid. Mais la crise sanitaire a tout interrompu. Le dispositif Un artiste à l'école et le soutien de divers centres chorégraphiques de la région, m'ont permis d'y revenir", glisse le chorégraphe. "J'ai voulu aborder le thème des danses d'hier et d'aujourd'hui, en me focalisant sur la pop des années 80, la nouvelle danse française, et les danses actuelles que l'on swipe, et en mêlant des chansons de l'époque à des compositions de Jonathan Soucasse. L'immersion à l'école m'a permis de voir à quel point les enfants d’aujourd’hui sont familiarisés avec la danse et de questionner son devenir." 

La représentation a été suivie du premier "pop life" de Babel, une étincelle de vie et de joie pour danseurs et amateurs, en créant un échange entre les artistes sur scène et la salle, qui dansent avec eux. "C'est une manière d'être ensemble, de partager un moment de fête", conclut Samir El Yamni, qui veut développer ces "pop life"  sur tout le territoire de la Région Sud.

"I feel loooooove" Babel met du rose, du Mickaël Jackson, Donna Summer et du "pop-corn" dans nos vies.Un spectacle acidulée à souhait.

le Charabiart

Bab el et son chorégraphe Samir El yamni entouré des danseurs se sont installés pendant un mois à l'école st jean pour travailler autour de la nouvelle pièce POP-CORN qui sera présenté au théâtre benoit XII le 03 Mars installant ainsi un dialogue avec les enfants déjà familiarisés avec les  danses tiktok et favorisant le thème des danses d'hier et aujourd'hui.

Delphine Michellangeli

Face aux dérèglements de notre planéte, Samir El yamni invite les enfants " acteurs de demain" à réfléchir aux questions de la gestion des déchets

Marie Félicia Alibert Vaucluse Matin 

Samir El yamni place au coeur de sa création la notion de l'éco-responsabilité et interroge l'état de notre planète, le tout sur fond d'onirisme.

Ouvert aux publics 

L'apparence de l'art en mouvement devant un mur d'images  samir el yamni nous offre un spectacle de haut vol.

La Provence

La traversée des apparences comme l’indique son titre Samir El yamni se livre sans fard et jette un coup d’œil dans le rétroviseur. Une façon pour lui de faire le point sur son parcours à 43 ans, un style BRUTet ENVOUTANT 

Marie-Eve Barbier la Provence

La traversée des apparences De l’obscurité jaillit la lumière. Samir El Yamni danseur sensible et d’une touchante élégance a présenté  son triptyque dans une boite noire d’apesanteur, pas de démonstration ostentatoire ni de technique performative mais une vraie culture de l’art et du corps. Un corps mouvant et une tête chercheuse en compagnie de l’indémodable Schubert  Brillant !

Delphine Michellangeli

Gute Nacht de Frantz Schubert Un spectacle poignant. J’y ai vu l’écho des vieuxmythes, celui du Sphynx par exemple, mais surtout une actualisation, une revivification qui renvoie à la violence de notre monde, celle que les médias étalent au quotidien. Les crimes des anciens grecs, il faut le dire, nous apparaissent bien poétiques et désincarnés. Ce corps qui durant tout le processus de renaissance se vautre, hésite ou peine à se mouvoir, lui est au contraire très incarné. On le voit broyé par l’épreuve et réduit à une quasi animalité, vie minimale, privée de rythme et de verticalité. Une dimension avec laquelle il renouera par la force d’une mélodie inspirée, celle d’un lied romantique dont il se revêtira. La sensualité féline de Samir touchera ceux qui assisteront à la rechute agitée de soubresauts charnels. La jouissance du pain et du vin qui signe sa rédemption et celle de l’Homme …  

Pierre Bréchet

Diga-me Mes affinités avec le travail de Samir El Yamni passent d’abord par la calligraphie arabe. J’ai pu expérimenter l’influence que cette dernière operait sur les projets architecturaux de Zaha Hadid, architecte Irako-Britannique avec qui j’ai eu le plaisir de collaborer. Je retrouve cette influence génératrice de fluidité et de complexité dans le mouvement que propose le chorégraphe … Il s’éloigne cependant de tout discours convenu sur l’identité que l’on pourrait attendre du chorégraphe, il nous parle d’identités que l’on peut qualifier de nomades ou en déplacement, construites à partir de tous les éléments qui définissent le parcours d’un artiste, mais aussi en constante remise en question dans le rapport à l’autre.

Frédéric Flamand

J.C.R.C.La pièce va crescendo, gagnant progressivement en rapidité jusqu’à un face à face extrème où tous deux tournent sur eux-mêmes tels des derviches tourneurs. Ils vont ensuite de-crescendo apparaissant enfin en pleine lumière. Samir El Yamni se situe dans une recherche quasi-physique, expérimentale sur les deux corps, excluant psychologie et sentiments.

Marie-Eve Barbier

CyclusLa première chose qui est remarquable dans les spectacles de Samir El Yamni c’est son rapport à la musique et singulièrement à la musique classico-baroque. Elle apporte toujours à son travail une dimension spirituelle et porte sa danse dans des sphères où l’âme réside avant tout. Ensuite, c’est son sens de l’espace qui lui fait écrire de grandes envolées et enchaînements de mouvements tous en contact les uns avec les autres et qui donnent à l’ensemble une force et une harmonie rare.

Emmanuel Serafini

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